CDS et autisme, le livre de Kerri RIVERA

Voici un autre livre sur le dioxyde de chlore censuré partout depuis plus de 10 ans, celui de Kerri RIVERA.

Pour moi c’est une preuve de plus que nous sommes dans un monde contrôlé par des intérêts contraires au bien-être des êtres sensibles, comme ceux des malades de l’autisme, car avec autant de témoignages spectaculaires, des autorités honnêtes et surtout bienveillantes, auraient forcément lancer des études cliniques avec cette molécule, car si ça fonctionne, c’est formidable, non ? !

Ces centaines de familles sont-elles toutes des escrocs ou des affabulatrices, ou alors ce sont des acteurs payés par Kerri ou Andrés Kalcker ?? Oulala, tous ces enfants guéris sont des acteurs, quelle troupe d’artistes talentueuse !

Vision générale

Ce livre n’est pas seulement un manuel sur le dioxyde de chlore. C’est un manifeste pratique construit autour d’une thèse unique : selon Kerri Rivera, les manifestations appelées « autisme » proviendraient principalement d’une accumulation de troubles immunitaires, digestifs et métaboliques, entretenus par les infections, les parasites, les toxines et certains aliments. En réduisant progressivement cette « charge corporelle », l’enfant pourrait, affirme-t-elle, améliorer son état et parfois perdre son diagnostic.

Le livre suit donc un mouvement très calculé : convaincre le lecteur que la guérison est possible, lui montrer des témoignages, lui transmettre un protocole complet, puis lui donner les outils nécessaires pour l’appliquer et l’adapter.

Grande partiePagesFonction dans le livre
Changer la perception de l’autismeXXI–18Présenter l’autisme comme un état biologique modifiable
Donner de l’espoir par les témoignages19–40Montrer des améliorations et « récupérations » rapportées
Modifier le terrain alimentaire41–76Réduire les aliments considérés comme inflammatoires
Introduire le dioxyde de chlore77–164Exposer les différentes préparations et leurs modes d’utilisation
Traiter les parasites165–242Développer le protocole antiparasitaire d’Andreas Kalcker
Ajouter des interventions complémentaires243–318Suppléments, chélation, oxygène hyperbare et GcMAF
Maintenir les résultats et élargir la méthode319–356Entretien, situations particulières et applications aux adultes
Fournir les preuves narratives et les outils357–522Témoignages, tableaux, calendriers, recettes et résumés

1. Faire basculer le lecteur dans un autre modèle de l’autisme

L’introduction et le premier chapitre cherchent avant tout à modifier le cadre mental du lecteur. L’autisme n’est pas présenté comme une condition neurologique durable, mais comme la manifestation visible d’un organisme malade ou intoxiqué.

Kerri Rivera raconte le parcours de son fils Patrick : diagnostic, traitements biomédicaux successifs, régimes, suppléments, chélation, oxygène hyperbare, puis découverte du MMS/CD. Son histoire sert de fil conducteur et de justification à l’ensemble du protocole.

Le message principal est que les parents doivent devenir des enquêteurs : observer les réactions, mesurer les progrès avec l’ATEC, tenir un journal et ne pas accepter trop rapidement l’idée que l’état de leur enfant serait immuable.

2. Créer la conviction par l’accumulation de témoignages

Le chapitre 2 présente 44 témoignages très courts, souvent accompagnés de photographies. L’annexe 1 poursuit cette démonstration avec les témoignages 45 à 180.

Ils décrivent principalement :

  • Des baisses du score ATEC.
  • L’apparition ou l’amélioration du langage.
  • Davantage de contact visuel et d’interactions sociales.
  • Une diminution des colères, automutilations, troubles obsessionnels ou comportements répétitifs.
  • Une amélioration du sommeil, du transit, de l’alimentation et de la croissance.
  • Des enfants qui auraient perdu leur diagnostic d’autisme.

Ces témoignages ne servent pas seulement d’illustrations. Ils constituent l’un des principaux moyens de persuasion du livre. Les récits personnels, les tableaux ATEC, certaines analyses biologiques et les références scientifiques sont placés dans une continuité, comme différentes formes de preuve allant toutes dans la même direction.

3. Commencer par « nettoyer le terrain » grâce à l’alimentation

Le chapitre 3 présente le régime comme la première étape obligatoire. Il recommande essentiellement une alimentation sans gluten, sans caséine et sans soja, à laquelle s’ajoutent de nombreuses restrictions :

  • Suppression du lait de vache.
  • Forte réduction du sucre.
  • Élimination des colorants, édulcorants artificiels et aliments transformés.
  • Surveillance des phénols et salicylates.
  • Attention particulière au Candida et aux troubles intestinaux.
  • Lecture systématique des étiquettes.

Le livre relie ces restrictions à la perméabilité intestinale, aux peptides dérivés du gluten et de la caséine, à l’inflammation et à la « mimique moléculaire ». Le régime n’est pas présenté comme suffisant, mais comme la fondation sans laquelle les autres interventions fonctionneraient moins bien.

4. Le cœur opérationnel : CD, CDS et CDH

Les chapitres 4 à 7 forment le noyau technique du livre. Ils présentent trois façons d’obtenir ou d’utiliser du dioxyde de chlore :

  • Le CD, produit par activation du chlorite de sodium.
  • Le CDS, solution contenant du dioxyde de chlore dissous.
  • Le CDH, préparation reposant sur une activation plus lente.

Le livre lui attribue une action sélective contre les bactéries, virus, champignons, parasites et biofilms. Il décrit ensuite de nombreux modes d’administration :

  • Prises orales répétées.
  • Bains.
  • Bains de pieds.
  • Bains de vapeur.
  • Lavements.
  • Utilisation avec de « l’eau océanique ».
  • Protocoles intensifs comme le « 72/2 ».

Cette partie est extrêmement pratique : calculs selon le poids, nombre de gouttes, matériel, préparation, horaires, augmentation progressive et réponses aux problèmes rencontrés. Elle interprète fréquemment les aggravations temporaires comme des réactions de Herxheimer ou de « die-off », c’est-à-dire comme les conséquences de la destruction de pathogènes.

5. Les parasites comme explication cachée

Le chapitre 8 est l’un des plus longs et constitue presque un livre dans le livre. Il présente les parasites comme une cause largement sous-estimée de troubles digestifs, immunitaires, comportementaux et neurologiques.

Le « protocole antiparasitaire de Kalcker » s’étend sur 18 jours et associe notamment :

  • CD, bains et lavements.
  • Mebendazole.
  • Pyrantel pamoate.
  • Neem.
  • Huile de ricin.
  • Terre de diatomée.
  • Chanca piedra ou rompepiedras.
  • Probiotiques et eau océanique.

Le chapitre décrit les cycles parasitaires, les symptômes supposés, l’observation des selles et les réactions comportementales. Certains phénomènes sont interprétés comme des signes de parasites : réveils nocturnes, grincement des dents, ventre gonflé, faim excessive, colères, comportements obsessionnels ou automutilations.

Cette partie transforme le protocole général en campagne de longue durée : il ne s’agit plus simplement d’utiliser du CD, mais d’alterner des cycles antiparasitaires, des périodes de repos et des mesures de prévention.

6. Ajouter progressivement plusieurs « couches » thérapeutiques

Les chapitres 9 à 12 complètent le socle alimentation–CD–antiparasitaires.

Suppléments

Le livre propose probiotiques, oméga-3 et oméga-6, L-carnitine, GABA, L-théanine, pycnogénol, carnosine, taurine, DMG, TMG et enzymes digestives. Chaque produit est associé à certains symptômes : fatigue, agitation, troubles du sommeil, langage ou difficultés cognitives.

Chélation

La chélation est présentée comme un moyen d’éliminer les métaux lourds. Le livre recommande de ne l’envisager qu’après avoir amélioré le transit, réduit les infections et avancé dans le protocole principal.

Oxygène hyperbare

L’oxygénothérapie hyperbare est décrite comme un soutien possible contre l’inflammation et l’hypoxie tissulaire. Le chapitre mêle l’histoire personnelle de Patrick, l’expérience d’une clinique et des explications sur les effets de l’oxygène sous pression.

GcMAF

Le chapitre de Marco Ruggiero présente le GcMAF comme un régulateur naturel des macrophages et du système immunitaire. Il développe son histoire scientifique, ses effets supposés sur les neurones et les anomalies cérébrales associées à l’autisme, puis envisage des préparations alimentaires ou probiotiques.

Cette progression montre que le livre fonctionne comme une pyramide : alimentation et CD à la base, traitement parasitaire au centre, puis interventions plus coûteuses ou spécialisées pour les cas qui ne progressent pas suffisamment.

7. Après la « récupération » : entretenir et généraliser

Le chapitre 13 propose une phase d’entretien : régime plus ou moins assoupli, prises occasionnelles de CD et cycles antiparasitaires destinés à éviter une rechute.

Le chapitre 14 rassemble les situations difficiles ou périphériques : automutilation, PANS/PANDAS, fièvre, problèmes cutanés, sommeil, adolescents et adultes autistes, difficultés financières, tensions dans le couple, entretien non toxique de la maison et différentes formes de thérapie éducative.

Le chapitre 15 constitue une conclusion militante : les parents sont invités à poursuivre leurs recherches, à ne pas abandonner et à partager leurs résultats.

Enfin, le chapitre 16 étend les affirmations du protocole au-delà de l’autisme. Des adultes racontent des améliorations concernant la maladie de Lyme, la fatigue chronique, les infections, l’anémie, les problèmes hormonaux, les sinusites et d’autres affections. Le protocole initialement consacré aux enfants autistes devient ainsi une méthode générale de « nettoyage » de l’organisme.

8. Les annexes transforment le livre en manuel de terrain

Les annexes ont quatre fonctions principales :

  • Renforcer la conviction avec les témoignages 45 à 180.
  • Faciliter l’application avec les tableaux de dosage, calendriers lunaires, protocoles résumés et méthodes de dilution.
  • Élargir le modèle avec la pollution des nouveau-nés, la prévention de l’autisme et les autres usages du CD.
  • Aider à la vie quotidienne avec des recettes, des sites recommandés et des possibilités de consultation.

L’annexe sur l’ATEC est particulièrement importante : ce questionnaire devient le principal instrument de mesure du progrès. Le livre encourage les parents à comparer régulièrement les scores, même si l’ATEC n’est pas à lui seul une preuve de guérison ni un remplacement d’une évaluation clinique.

Ce que le livre cherche réellement à accomplir

Au fond, l’ouvrage poursuit simultanément trois objectifs :

  1. Convaincre que l’autisme peut être biologiquement inversé.
  2. Transmettre un protocole familial très détaillé, applicable sans infrastructure médicale importante.
  3. Créer un mouvement de parents échangeant observations, résultats et témoignages.

Sa force éditoriale vient de cette combinaison entre espoir, récits émotionnels et instructions précises. Sa faiblesse méthodologique est que le protocole complet n’est pas évalué comme un ensemble dans des essais cliniques contrôlés : mécanismes théoriques, publications isolées, observations parentales et témoignages de « récupération » sont souvent présentés au même niveau.

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